La construction du Llao Llao

- Ruta 237, 25 kms du centre de San Carlos de Bariloche

Quand Alejandro Bustillo (1) vit son projet retenu pour la construction d'un hôtel de luxe sur les bords du lac Nahuel Huapi, il ne le devait peut-être pas uniquement à son seul talent d'architecte.La fonction qu'occupait son frère alors, lui fut sans doute des plus utiles : Exequiel Bustillo était en effet Directeur des Parcs Nationaux et donc partie prenante dans l'attribution de ce marché publique.Alejandro n'avait cependant pas besoin du coup de pouce de son frère. Agé de 23 ans en 1912, il avait obtenu le Premier Prix du Salon National de Peinture sans avoir jamais exposé auparavant. 2 ans plus tard, il était diplômé de l'école d'architecture.
De 1923 a 1937, il réalisa de nombreuses hôtels particuliers de la haute société argentine. En 1925, il dirigeait son premier chantier d'envergure : celui de la Banque Tornquist. Les premières fondations du Llao Llao étaient creusées en 1936 . Plus de 5000 arbres seront abattus pour sa réalisation. Uniquement fait de pierre et de bois, surmonté d'un toit de tuiles d'alerce, l'hôtel est inauguré en grande cérémonie, le 31 décembre 1938.Moins d'un an plus tard, le 29 octobre 1939, un terrible incendie le ravage entièrement mais les frères Bustillo trouvent les ressources à la fois morales et financières pour le rebâtir entièrement. Le 15 décembre 1940, le Llao Llao renaît de ses cendres.
L'hôtel connaîtra un déclin durant les années 70 jusqu'à sa fermeture en 1979. Le Club Méditerranée s'en portera acquéreur en 1985. Entièrement rénové en 1993, après avoir changé de propriétaire, il est aujourd'hui l'un des établissements les plus prestigieux de la planète.

(1) Alejandro Bustillo (1889-1982) : architecte argentin auquel l'on doit, entre autres ouvrages : la Banque de la Nation (Bs As), l'hôtel Continental (Bs As), le bâtiment Martinez de Hoz (siège du SIDE - Bs As), le Musée National des Beaux-Arts (Bs As), les sieges des sociétés Otis et Volta (Bs As).

1 commentaire:

Bételgeuse a dit…

Alors Vincent, on prend des goûts de luxe ? ;-)